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Le grand calme,

Le grand calme,

Le jeu des dauphins à l'avant du bateau

Le jeu des dauphins à l’avant du bateau

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Naviguer sur un voilier est un objectif en soi, la destination  peut changer en fonction de la météo, des avaries techniques qui surviennent parfois, de la qualité du chantier que l’on recherche à l’escale, des commentaires de marins rencontrés dernièrement dont les informations diffèrent des nôtres, et enfin du délai que nous nous sommes donnés.

Traversant une zone sans vent, dans un calme total,  notre capitaine décide de mettre en route le moteur. Celui-ci fait un bruit bizarrement rauque et grave, puis s’arrête comme étouffé. C’est la panne. Nous sommes consternés!
Saperlipopette dirait Abel!
Jacques retourne le pourquoi du comment ouvre grand tous les capots, réfléchit avec Pierre-yves, vérifie les filtres qui paraissent propres.

Tandis que nous marchons à un ou deux noeuds toute la nuit suivante, nous parvenons  en manipulant un peu la pompe à gaz-oil, à repartir doucement et sous un petit régime de croisière de 3 noeuds. Nous sommes plus que ravis, car nous traversons une zone d’orage, sans vent sauf de très rares et violents coups de vent de 20noeuds pendant 10minutes et plus rien. Les ciels sont très mouvants même dans le gris.

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Décision est prise de rejoindre directement Grenade pour faire réparer le moteur.
Adieu Curaçao, où nous devions laisser Babel et bonjour Grenade!
La mer est plate même si les cieux sont agités et les nuages noirs impressionnants. Pluie bretonne pendant deux jours. Chacun vaque à ses occupations ou contemplations. Deux ou trois cargos croisent notre route.

Le traceur nous indique les caps à prendre pour arriver de nuit sans encombre.

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Les lumières de l’île de Grenade sont devant nous, mais il nous faut encore 4h pour nous en approcher vraiment. La mer est formée, le vent de face, une forte pluie et le moteur pas assez costaud pour tracer directement sur le chantier de Prikly bay, nous contournons donc l’île pour mouiller dans « Dragon bay », une anse bien au calme. Ouf! Bien contents, il est une heure du matin! Repos mérité.

Nous voilà arrivés presque à destination et ça fait tout drôle.

En nageant dans la baie nous avons la surprise de découvrir des statues posées au fond de l’eau… étrange de se retrouver face à une ronde de personnages se tenant la main… il s’agit du travail de Jason de Caires Taylor, sculpteur anglais et passionné de plongée qui décide de peupler certains fonds marins de sculptures, dont il a observé qu’elles offraient des refuges spectaculaires pour la biodiversité.
Le groupe de Grenade date de 2006, à Cancún il réitère en 2009. Un peu plus tard, sur l’île de Lanzarote aux Canaries 50 statues « moulées » sur des autochtones recrutés sur le port ou aux terrasses des cafés sont posées face à l’Ocean.
Il a l’intention de créer un « Museo Atlantico » en 2016 pour ses récifs artificiels. Cf  » Un artiste qui se mouille » Télérama août 2015.

Un message de nos amis de « Romarin » nous annonce qu’eux aussi ayant eu un problème technique se sont arrêtés à Grenade dans la Marina voisine. Nous décidons de les rejoindre et prenons plaisir à une jolie navigation pour rejoindre la « capitale » St Georges.
Ces contacts en pointillés selon les escales sont sympathiques. Dominique et Florence sont Aixois, leur bateau à été entièrement aménagé par Dominique, et leur moteur marche à l’électricité avec une pile au lithium.

Le port de St Georges capitale de Grenade

Le port de St Georges, capitale de Grenade