Les Caraïbes

Des centaines d’îles forment l’arc antillais entre Tobago au sud proche du Vénézuela jusqu’aux îles Vierges anglo-américaines au nord selon une courbe harmonieuse sud-est/nord-ouest.
Cette couronne d’îles volcaniques dessine une frontière physique tel un filet qui filtre les eaux abyssales de l’océan Atlantique et les eaux vert-émeraude de la mer des Caraïbes. L’arc antillais est le produit de la fracture terrestre entre deux plaques tectoniques : Atlantique et Caraïbe.

L’arc Antillais

Toutes les îles abritent des volcans dont certains émergés ou immergés sont encore en activité. L’éruption de la montagne Pelée en 1902 a fait 30 000 morts au nord de la Martinique. Plusieurs portent le nom de Soufrière en raison des effluves de souffre qu’ils émettent encore. Le relief de ces îles forme donc une épine dorsale tout le long de l’arc Antillais.

Les îles sont plus ou moins grandes, couvertes d’une végétation tropicale. Certaines parties côté Atlantique subissant le vent des alizés peuvent être rases comme une lande, d’autres à l’intérieur, montrent une végétation débordante avec de très beaux arbres enguirlandés de lianes. Les rivages de la mer des Caraïbes formée par une fosse d’effondrement sont abrités par des montagnes qui surplombent la côte. On y trouve quelques cocotiers importés au moment de la colonisation.

Ces îles ont été découvertes sur la route des « Indes » mais délaissées par Christophe Colomb et les premiers navigateurs car elles ne possédaient pas d’or et ses populations se défendaient férocement. Par la suite les anglais et les français se sont fait des guerres interminables pour obtenir une île ou une autre. En-dehors de la Martinique et la Guadeloupe, toutes les îles parlent anglais.

La colonisation et surtout l’extermination des populations amérindiennes a entraîné dès le 16ème cet affreux commerce des esclaves pour fournir de la main d’œuvre aux plantations de canne à sucre en particulier. La traversée de l’Atlantique durait deux mois dans des conditions épouvantables et la moitié mourrait en mer. À la suite de Voltaire un mouvement naît en France qui aboutira à l’abolition de l’esclavage, voté en 1794. Dans les îles, il faut attendre 1863 pour que l’abolition soit de mise.

Ces îles furent le théâtre des flibustiers, bandits des mers et des corsaires commandités par le roi de France pour attaquer les bateaux anglais (corsaire : faire la course).
Aujourd’hui, les populations antillaises sont noires, descendantes des esclaves africains.


Nous mettons une bonne journée depuis Grenade pour atteindre Carriacou qui est à 35 Mn. Mais ayant le vent de face et le courant contraire, nous avons fait plusieurs changements de bord, ce qui rajoute 20 Mn au périple.

CARRIACOU est à dimension humaine, le village s’étend en bordure de mer et un chemin en balcon en fait le tour, des chèvres et des vaches dans des prés, des enfants en uniforme sortent de l’école, des pêcheurs rentrent dans leur belles barques de bois coloré. Le soir, nous prenons un verre de ti-punch dans une cabane bleue dont la petite terrasse surplombe la mer. L’ambiance est sympathique. Première sortie en masque et palmes près des rochers à l’extrémité du mouillage : l’eau est très claire, poissons de toutes les couleurs, poissons trompète, serpent de mer, un nid de jeunes langoustes, des rascasses volantes très dangereuses, des barracudas en surface et une belle raie qui se prélassait non loin du bateau.

Carriacou

Punch à la cabane
Carriacou

 

4h pour atteindre UNION ISLAND, plus grande, au relief très découpé, une barrière de corail forme un mouillage très calme et bleu turquoise à Clifton bay.
Le village/capitale semble plus contrasté, des petites maisons pauvres sur la colline et les commerces dans la rue principale. Les deux plus grandes boutiques sont tenues par une famille de français installée là depuis des dizaines d’années, notamment le bar du Capitaine Gourmet.

Le bateau Milmo de Claude et Brigitte au mouillage de Union Island

Nous achetons nos légumes à une dame qui les fait pousser dans son jardin et les vend sur une étale bien colorée

Le mouillage de Clifton bay et l’aéroport

Nous partons sur l’autre face de l’île à Chatam bay, non habitée. Une paillote élégante et quelques petits pavillons abritent un bar et un petit Hôtel très « classe ».
Sortie palmes-masque près d’un rocher volcanique rouge et noir sur lequel vivait un pélican et nichaient de grands oiseaux au ventre blanc, ailes noires et grains bec beige. Une magnifique frégate planait au dessus de nous. Des tortues pointaient leur nez à la surface et nageaient gracieusement avant de se laisser descendre au fond pour brouter la salade de mer.
Promenade sur la plage dans une lumière féérique.

Chatam bay
Union Island

Chatam bay

La belle paillote de Chatam Bay