BEQUIA, prononcé Bequoué

La côte sous le vent, au sud s’ouvre sur une grande baie entourée de collines, qui abritent la capitale, Port Elizabeth. De vieux gréements, vaisseaux anciens à 3 mâts viennent y mouiller, nous avons admiré le « sea cloud » ancien bateau bien restauré éclatant de blancheur qui est aussi un des habitués du mouillage.

Le Sea Cloud

Comme toutes les autres, l’île de Bequia fut pendant le XVIIIeme le théâtre de guerres incessantes entre les français et les anglais, qui triomphèrent en 1783. L’île obtient son indépendance dans le cadre du Commonwealth en 1979.

Le terrain y est accidenté et ne permet pas de grandes plantations. Les petits fermiers viennent vendre au marché les produits de leur jardin potager et des volailles. Mais beaucoup d’habitants se sont tournés vers la mer et forment une communauté de marin-pêcheur-constructeur de bateau et maquettistes.

Le marché est venu jusqu’au bord du bateau…

A la fin du XIXème, la pêche à la baleine est la principale ressource. Une loi internationale protège les baleines depuis 1966. Cependant l’île de Bequia pratiquant cette pêche depuis l’arrivée des premiers colons au XVIème, se trouve exempte de certaines restrictions et il est possible de tuer quelques baleines chaque année entre février et mai.
La pêche se fait au harpon et la baleine est ensuite dépecée et découpée sur l’îlot Petit Nevis, proche de Bequia.

Sur la promenade qui longe la mer, de belles maisons au style « ginger », entourées de jardins fleuris et propres. Les cafés aux tables bleues et vertes sont accueillants.

 

Port Elisabeth
Maison traditionnelle

Près du port très actif où de petits cargos rouges déchargent des colis tout le jour, un marché de la création s’est installé avec d’habiles artisans qui travaillent la nacre des gros coquillages « lambis » ou les os de baleines pour en créer de petits bijoux. D’autres présentent des poissons de bois joliment laqués ou des maquettes de baleinières …

Des chants religieux ont attiré notre attention, un baptême était célébré dans la mer, le jeune prêtre avait relevé ses pantalons et son aube, la communauté joyeuse était sur son 31, l’élégance colorée était de mise.

Baptême à Bequia

Le long de cette promenade, à la suite d’une petite maison verte, au signal d’une librairie, l’église de culte catholique est ouverte, les bancs sont bleus, 2 peintures, l’une représente une vierge noire tenant un enfant Jésus noir, un bateau à voile dans la main et la Croix du sud dessinée dans le ciel. L’autre, St Vincent de Saragosse , martyr du début de la chrétienté, la mer peinte derrière lui. L’atmosphère est sereine, nous regrettons de ne pouvoir assister à une messe.

La Vierge noire au bateau

Nous grimpons au sommet d’une des collines au-dessus de Port Elisabeth, et sommes bien vite à la campagne avec des chèvres. De belles maisons sont construites face à la mer avec de beaux jardins fleuris. Du haut, la vue sur d’autres îles que nous n’irons pas visiter comme Moustique, l’île des stars et des milliardaires …

 

Chaque soir nous passons d’un bateau à l’autre : tantôt sur Babel, tantôt sur Milmo. Chacun cuisine une partie du repas, et nous passons un bon moment.