Une journée de navigation pour rejoindre l’île de Ste Lucie, avec un bon vent d’est force 5 très régulier. Un ris dans la grand voile et la trinquette nous ont bien convenu.
Nous longeons l’île St VINCENT que nous ne visiterons pas pour des raisons d’insécurité.
Grande île « capitale » des Grenadines de St Vincent, au relief extrêmement mouvementé, aux plans multiples que la lumière d’après la pluie réveille avec force. Le volcan culmine à 1200m.

St Vincent sous le grain

Le vent nous pousse vers les pitons de Ste Lucie..

Dimanche 26 février, mouillons non loin du village de Soufrière, au lieu dit « Malgré tout » au pied du petit Piton, impressionnante aiguille de basalte de 800m. Belle lumière de fin d’après- midi.

Mouillage sous le piton de la Soufriere

Le village de Soufrière, fut quelques temps pendant la domination française la capitale de l’île. Les petites maisons en bois sont au couleurs des Caraïbes. Chacun nous salue par un  » good Morning Sir, how are you doing ? fine?  » l’ambiance est chaleureuse. Nous passons du grand soleil à la pluie ce qui provoque de superbes arc-en-ciel et accentue les émanations de souffre du volcan. Nous prenons un café délicieux au Zaka art studio, tenu par un couple d’indiens ( d’Inde), le tenancier est un artiste bien connu de l’île en particulier pour ses sculptures sur bois et ses masques aux couleurs vives.

L’entrée du Ponton de Soufriere

Le village sous la pluie

Puis, direction Tropical Garden dont le jardin, la source et les bains faisaient autrefois partie d’un domaine offert en 1713 par Louis XIV à des notables français locaux.

Comme Joséphine et Napoléon, nous nous sommes détendus dans ces eaux chaudes bienfaisantes. Les eaux sont considérées comme étant similaires à celles d’Aix-les-bains et d’Aix-la-Chapelle.
Le manganèse et le sulfure en forte concentration dans l’eau, colorent les rochers du torrent et de la cascade en orange.
Les arbres du parc sont immenses en particulier les palmiers dont les troncs sont entourés de lianes, de larges feuilles bien vertes et d’orchidées. Reconnaissons les balisiers, les cacaotiers, les frangipaniers dépourvus de feuilles tant que fleurissent ces petites fleurs roses au parfum délicieux et de nombreux bougainvilliers de toutes couleurs .

Orchidée poussant autour d’un palmier


Quelques peu fatigués par ces eaux chaudes nous nous régalons dans une « cantine » de porc grillé avec toutes sortes d’accompagnements, que nous arrosons d’une bière locale.

La « cantine »

Jacques avise une barbershop où il se fait couper les cheveux, l’occasion de bien rire avec le coiffeur et ses copains. Le salon bleu, blanc, rouge est particulièrement propre et gai.

 

De jeunes pêcheurs jettent les filets près de Babel

Quittons la Soufrière pour Marigot bay un peu plus au nord. Cette baie très profonde est bien abritée par une presqu’île de cocotiers, très esthétique, à la manière d’un décor de fond de scène..
Nous avions besoin de faire le plein d’eau, c’est pourquoi nous faisons un arrêt à cette très belle marina. Cette marina sert de refuge en cas de cyclone tant elle est protégée de la pleine mer.

L’élégante marina de Marigot, dans le style anglais

La presqu’île aux cocotiers comme un décor de théâtre …

Mercredi 1er mars, nous quittons Marigot bay pour la Martinique et le Port du Marin.