Lundi 13 mars, il est 10h quand nous abordons l’îlot Aves de Sotavento. L’eau devient d’un coup turquoise, c’est magique! C’est notre premier Atoll!

Les Aves

Un Atoll est un groupe d’îlots protégés de l’océan par une barrière de Corail, plus ou moins circulaire. (Se souvenir que nous sommes au centre d’un ancien cratère de volcan.)
A l’extérieur de la barrière, 500m de fond et à l’intérieur, entre 20 et 3m.

Sur l’île Larga vers laquelle nous nous dirigeons, un arbre et un petit bâtiment? Y aurait-il quelqu’un sur ces bouts de terre perdus? En effet sur la VHF canal 16 la Guardia Civil du Venezuela nous appelle, et nous conseille d’aller mouiller au nord dans l’anse Saki Saki plus abritée. Nous sommes accueillis! 2 soldats, le chef et le sous-fifre, sont de permanence pendant 40 jours dans ces lieux où passent des pêcheurs, et quelques voiliers. Ils viendrons nous visiter sur Babel pour remplir des papiers au sujet du bateau et déclarer nos passeports, ce qui prendra bien une heure, et heureusement que Jacques parle bien l’espagnol!

Doucement nous nous guidons à la couleur de l’eau pour mettre l’ancre devant le phare de Saki Saki, quelque peu dépités par la non-beauté de ces langues de sable à l’abandon jusqu’à ce que nous rendions visite aux oiseaux.

Quelle ambiance indescriptible! Le bruit, le mouvement incessant, l’odeur, des milliers d’oiseaux volent autour de nous sur ce site de nidification immense de sternes et de pélicans. Les mères sternes défendent leur petits, d’autres couvent dans des nids confortables, quelques œufs sont abandonnés sur le sable. Il semblerait que les jeunes oiseaux apprennent à voler? une végétation verte recouvre le sol à la manière du pourpier, les arbustes sont gris et secs, le vent incessant courbe les quelques petits palmiers.
Partout des milliers d’oiseaux n’arrêtent pas de voleter. Apres le coucher du soleil les mères vont chasser sur l’eau des poissons pour nourrir leurs petits.


En bonne compagnie avec les sternes, une colonie de pélicans très drôles : ils se dandinent sur le sable, s’envolent un peu lourdement et se laissent tomber dans l’eau à la verticale comme une pierre, pour aller pêcher le poisson qu’ils ont vu d’en haut.


Pas de trace de l’homme si ce n’est quelques détritus arrivés par la mer sur la côte nord, bidons de plastiques et cordages…
Impression de bout du monde.
Balade palmes masques, Jacques n’a rien trouvé de comestible à chasser. Cette eau turquoise est en fait troublée par le vent et les courants, les coraux sont sous l’eau de belles bosses bien rondes alors que dès qu’ils sont au vent, ils se déchiquettent et coupent comme du verre.

Sinon ambiance vacances pour nous, sieste, lecture, cuisine, sur fond de musique populaire vénézuélienne et discours politiques à la gloire de Chavez, l’unique président qui a su se dégager de l’impérialisme américain…
Mercredi 15 mars, les voiles sur l’île de Bonaire.