Une journée pendant la traversée de la Martinique aux Aves.

Un petit déjeuner copieux pour commencer… la grand voile est montée depuis le départ. Avant d’établir le génois nous décidons de gréer le tangon qui maintiendra cette voile d’avant bien ouverte et évitera qu’elle ne se replie et se remplisse de vent avec de grands claquements qui détériorent le matériel.

Pose du tangon

Le résultat est magnifique: Le génois se pose en papillon avec la grand voile et le vent arrière vient remplir le maximum de surface toilée, pour nous faire avancer à 8 noeuds sans secousses.

Voiles en papillon

Vitesse de plus de 8 noeuds avec seulement 12 noeuds de vent…belle efficacité!

Petite collation …

Seule ombre au tableau, nos batteries sont à 70% et le frigo ne marche plus. Le pilote automatique et le frigo sont gourmands en énergie…
Nous avons installé le taud pour se protéger du soleil. Sieste en alterné et lecture quand ça ne bouge pas trop jusqu’à 15h. Douche avec des seaux d’eau de mer à l’arrière du bateau, pour se rafraîchir.

La douche

Se mettre à l’abri du soleil

Pour épargner nos batteries, nous décidons de mettre en place le régulateur d’allure qui nous avait bien aidés lors des traversées précédentes en remplaçant le pilote automatique par un système mécanique qui utilise le vent.

Réglage du régulateur d’allure

Ce système efficace en conditions établies n’apprécie pas les sautes de vent. Par rapport au cap choisi il est fréquent d’avoir des écarts de + 20 à -20 ° et avec un vent arrière il devient hasardeux de lui confier la marche du bateau. Ce que nous craignions n’a pas manqué d’arriver, empannage! la grand voile est partie sur l’autre amure dans un grand bruit. Il faut rapidement enrouler le génois, et ramener la grand voile. Un des bouts qui règlent la position du charriot de grand voile à explosé dans l’opération. Il est réparé rapidement, Vive le noeud de chaise!!
Retour à l’utilisation du pilote automatique qui fait bien son travail et nous épargne de longues heures à la barre.
18h croisons un pétrolier finlandais rouge et blanc.

Une bière, 3 chips et une cigarette pour le capitaine, Sophie partage un verre de bière et met en route la soupe de légumes, aux petits oignons…
Les repas se prennent le plus souvent à table « à la cuisine ».
Un oiseau, une sterne sans doute, avec sa queue en éventail, son ventre blanc et ses ailes brunes vient se poser sur le moteur de l’annexe et y passera une grande partie de la nuit, sa copine qui la cherche à bien failli se prendre dans l’éolienne!
Nuit de pleine lune, quelques constellations apparaissent malgré la grande clarté, la Grande Ourse au nord, Arcturus du Bouvier, Antares dans la tête du Scorpion, Jupiter et Spica et naturellement notre chère constellation d’Orion.

Lendemain:
8h30, le génois et son tangon sont en place. Beau temps, voilier en vue.

 

Le vent dans les tubes creux du portique qui supporte les panneaux solaires, crée une musique type mélopée avec basse continue…


10h Jacques décide de mettre le groupe électrogène en route pour remonter les batteries, mais découvre en le sortant une fuite d’huile dans la soute! D’où vient elle? Il s’agit en fait d’un bidon mal calé qui a du se percer, situé derrière la cloison de la cabine arrière. On sort tout, on nettoie, dans l’intervalle l’attache des 2 palans qui évitent que le tangon ne vienne raguer contre les haubans à lâché. Si rien n’est fait on risque de casser du matériel. Il faut vite enrouler le génois, puis remettre à sa place le tangon et tout cela exige du temps… Nous revenons au groupe électrogène et au nettoyage de la soute.
Un cargo passe très loin, Babel marche avec sa grand voile seule à 6 noeuds.
La mission accomplie, le capitaine se fait un petit café oriental, qu’il accompagne d’une boule de tamarine sucrée et s’installe sur le pont pour fumer une cigarette.

Puis mise en place de la canne à pêche, et le choix de l’hameçon… nous ne prendrons rien…

Nous passons aussi de longs moments à observer la mer, une nouvelle île, des dauphins…
Contrôler le cap, le modifier, étudier l’arrivée au nouveau mouillage sur les cartes enregistrées sur la tablette de Jacques sont évidemment au programme.

Et puis nous pensons à vous…