Mercredi 15 mars, les voiles sur l’île de Bonaire.
Jolie Navigation au génois tangonné et trinquette en papillon.
La petite île de Bonaire proche du Venezuela, et sur la route de Panama, fut découverte par les espagnols qui n’y sont pas restés, ce bout de terre ayant peu de ressources en dehors du sel. Elle fait partie des Antilles néerlandaises au même titre que Curaçao, Aruba, St Maarten… même si aujourd’hui un gouvernement local est en place, l’influence hollandaise reste forte. La population parle le néerlandais, l’anglais, l’espagnol et le créole local… Le sel et le tourisme sont les seules ressources de cette île, beaucoup de hollandais viennent y passer l’hiver dans de belles maisons en bord de mer. De gros bateaux de croisière accostent et déversent 3000 touristes dans la journée….4 fois / semaine.

Bonaire, le bateau de Marie-Noëlle et de Jean-Pierre

3 enfants dans une minuscule barque pêchent tout près.

Retrouvons avec grand plaisir Marie-Noëlle Rapp et son mari Jean-Pierre, sur leur bateau mouillé face à la petite ville de Kralendijk, la capitale. Après les diverses démarches administratives ( comme à chaque fois que nous arrivons dans une nouvelle ile) nous passons une belle soirée familiale où l’on passe en revue les enfants, les proches, les petits, les anciens…
Ayant loué une voiture, Marie-Noëlle et Jean-Pierre nous conduisent dans le sud de l’île. Les Salines exploitées, les étangs et les flamands roses, le reste des  » plantations » de sel avec les maisons pour les esclaves (!), les phares du bout, et la côte atlantique très déchiquetée.

Les minuscules maisons aujourd’hui rénovées servaient d’habitation aux esclaves employés aux salines

Le sol ici n’est constitué que de madrépore, agglomérat de couches sédimentaires et de coraux du fond des océans et remonté à la surface par l’action des volcans de la région. La mer à creusé d’immenses trous dans ce plateau de madrépores. L’eau s’y engouffre, tourbillonne, pour ressortir avec beaucoup de pression, comme un geyser, impressionnant et magnifique.

Bloc de madrépore, amoncellement de couches de coraux

Un désert blanc, plat, étonnant, ponctué par d’ énormes blocs posés de ci de là. Un tsunami les aurait transportés là, il y a 3000ans. Pas âme qui vive, juste un iguane grimpé en haut d’un cactus.

Plusieurs visites aux poissons sous la langue de corail, le long du front de mer. Une nuée de poissons plutôt petits de toutes sortes, de toutes couleurs et toutes formes, vert avec 2 cornes devant, le poisson coffre avec son chapeau pointu, les Angel noirs pointillés de jaune, le beau avec sa houpette en l’air, les poissons clown qui portent une robe aux couleurs magnifiques et arborent un sourire jusqu’aux oreilles, on dirait qu’ils prennent un plaisir fou à agiter leur petites nageoires sur le côté, je me suis bien amusée!

Visite du nord de l’île. Côte découpée, eau transparente, le paradis des plongeurs, … puis le parc national autour d’un grand étang avec des flamands , d’une saline et d’une plaine de cactus. Il y avait autrefois quelques fermes qui exploitaient l’Aloé Vera, et des troupeaux de chèvres…
La piste est mauvaise mais les paysages sont  si étonnants !

 

 

l’iguane change de peau

 

U n grand merci aux cousins qui connaissent le moindre bout de cette île et dont la compagnie est tout à fait chaleureuse et intéressante. JP et MN ont habité par deux fois le Vénézuela, le sud du Mexique, Aberdeen, Madrid, et naviguent dans ce coin des Antilles depuis10 ans. Ce coin perdu est un peu leur jardin.

Nous nous octroyons une dernière étape tranquille sur la minuscule île « Klein Curaçao » avant de poser le bateau. Un bout de plateau corallien tout rond, quelques palmiers et deux paillotes. Nous sommes dans l’eau turquoise et les tortues nous rendent visite, quel plaisir!  Seul bateau au mouillage , grande tranquillité et beau coucher de soleil.

 

À Curaçao, le décor est tout autre:  raffineries de pétroles, traffic des gros paquebots, et au fond d’un bras de mer retiré, le ponton d’une petite marina.
Une fois faites les démarches administratives, nous nous mettons au travail pour que le bateau ne souffre pas pendant les 6 mois où il restera à sec.