La Colombie est un pays grand comme la France, l’Espagne et le Portugal réunis. La moitié du territoire est montagneux avec 3 chaînes andines, les Cordillères occidentale, centrale et orientale qui traversent le pays parallèlement sur un axe nord-sud. Dans le nord-est du pays, un massif isolé, la Sierra Nevada  grimpe depuis la côte caribéenne à de vertigineux pics enneigés culminant à plus de 5 000m.
Cette zone possède un désert, des forêts tropicales, des steppes d’altitude, et les neiges éternelles, autant d’écosystèmes, à la flore et faune diversifiées.


Il est encore habité par les indiens, qui ont survécu à la colonisation espagnole. L’état de guerre génèré par le mouvement des FARC, et entretenu par les barons de la drogue a laissé beaucoup de trace dans cette population.

Les amérindiens en Colombie représentent environ 1million et demi d’individus divisés en 87 groupes différents avec leurs langues et coutumes. Leurs territoires détenus collectivement par les communautés indiennes constituent des réserves qui couvrent un tiers du territoire de la Colombie. Ceux qui habitent la Sierra Nevada sont les Kogi, les Wiwa et les Arhuac.
Peu à peu ils retrouvent le respect du reste de leurs concitoyens.

 

Au départ de Sta Marta, sommes montés au village de Minca, situé à 600m.  Aujourd’hui plusieurs petits hôtels accueillent les «routards », dont quelques uns se sont insrallés au village.

De là un chemin monte raide pendant 1h30 pour rejoindre le site de Mondo-Nuevo, auberge d’un autre type, accrochée à une terrasse au milieu de la forêt tropicale.

 

Auberge de Mondo Nuevo

Cette maison restaurée depuis 2ans a pour objectif de créer une communauté auto-suffisante dans le respect de l’environnement. Lutter contre la déforêstation, trouver une perma-culture adaptée, travailler le bois, en collaboration avec de jeunes indiens qui ont appris l’espagnol tout en restant liés à leurs familles de la Sierra. Les aider à mieux se nourrir, se protéger du froid, gérer l’eau, l’énergie… c’est le projet de Philippe, à l’origine de cette dynamique.

La cuisine est végétarienne et abondante.

Une 4×4 fait le ravitaillement  pour les fermes des alentours

Le lendemain à 6h balade pour observer les oiseaux.

Les oiseaux « tisserands » font des nids d’un mètre parfois, qui pendent aux arbres

Nous sommes impressionnés par la raideur des pentes où poussent les plantations de café. 

Plan de café de montagne

Les grains de café mûrs 

Sur le même plan, les grains peuvent être jaunes et rouges, la cueillette a donc lieu toute l’année pour ramasser les grains rouges.

Nous avons visité une Finca, ferme de café et de cacao voisine de Mondo Nuevo. L’entrée est bien fleurie.  Nous avons suivi avec intérêt la visite organisée par le sympathique propriétaire concernant tout le processus depuis la cueillette du cacao et du café jusqu’à la poudre. Quel dynamisme pour maintenir cette activité loin de tout!

La finca «La Candelara » qui produit café et chocolat

Faire du cacao bio, exige de surveiller tous les arbres’ d’éliminer les champignons, les mettre à l’abri des insectes et des rongeurs… puis de ramasser les coques. Puis de sécher et griller les grains dont la partie huileuse est destinée à l’industrie cosmétique et le reste sera transformé en poudre de cacao.

Le propriétaire refuse de passer par l’intermédiaire d’une coopérative, car dit-il,  la gestion en est déplorable et les détournements d’argent, monnaie courante.   Il a donc monté sa chaîne de production et vend 80% de sa récolte essentiellement chez lui.

Le cacaotier

Nous laissons Mundo Nuevo pour descendre sur Minca et retour sur Babel, heureux d’avoir marché dans la nature et rencontré une nouvelle facette de ce pays.

Sur le sentier de la
descente

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