A 1900m, Salento est une des petites villes coloniales de la région du café au centre du pays.  Sa place carrée est bâtie tout en haut d’une forte côte et rassemble les plus vieilles maisons du 17ème. La fenêtre de notre hôtel ( toujours sans vitres) s’ ouvre sur la place. Des jeeps Willys des années 40/50 attendent le touriste pour le conduire à la campagne. En 1950 les américains sont venus vendre leur surplus de jeeps aux planteurs de café entre autres. Les pentes étant très raides, ces véhicules permettent de transporter des bestiaux, des sacs, des gens jusqu’à 16 personnes….

Un tremblement de terre il y a 20 ans a fait des dégâts, mais les maisons ont été reconstruites à l’identique sans oublier les couleurs vives sur les portes et fenêtres.

Les chevaux participent à la vie du village et des exploitations.

 

Jacques prend un jus frais sur la place.

 

Du haut du village, très belle vue sur la verte vallée de Cocora. Nous y allons en jeep puis montons sur deux chevaux pour aller voir ces fameux palmiers-cire qui peuvent mesurer jusqu’à 60m de haut.. très étonnant.

Les palmiers-cire

 

Faisons connaissance d’une famille colombienne venue à Cocora dans la même jeep, ils nous prêtent leur chapeau et leur petit poncho

Descendons en bas du village vers une exploitation  familiale de café, « las Acacias ». Juan, le garçon qui nous accueille représente la troisième génération. Les caféiers sont plantés dans les pentes raides, sur des terres volcaniques riches, à 1500m d’altitude.

Des bananiers ont été plantés au milieu non seulement pour l’ombre, mais pour leur capacité à garder l’eau de pluie qu’ils restituent quand il fait trop sec. Des agrumes poussent aussi (qui ne sont pas bons à la consommation ) pour leur apport en vitamines, et qualités anti-sceptiques. 2 récoltes par an, la plus importante en avril-mai, l’autre en septembre. Plusieurs tonnes de café sont ramassées. Fermentation, lavage, séchage puis grain par grain, ils choisissent les meilleurs, car nombre de grains sont abîmés ou vides….

Le saviez vous? Il y en à deux dans le grain que l’on ramasse sur l’arbuste. Au cours de la transformation du grain, 4 membranes sont éliminées

Le propriétaire garde un peu de sa récolte qu’il torréfie avec amour et met en sachet pour la vente à la maison. Le reste part à la coopérative qui exporte le grain non-torréfié. Ce sont les vendeurs de café qui torréfient à leur manière, en Europe ou aux US. La visite a été passionnante et Jacques a apprécié son café expresso pris à la tombée de la nuit. Le goût est paraît-il différent de celui que nous avons l’habitude de boire en France.

Lendemain matin, toutes les écoles se réunissent pour défiler dans la rue joyeusement et fêter leur premier festival littéraire. De la musique, des enfants déguisés reprenant le thème de Alice au pays des merveilles ou des légendes locales, «  l’homme-caïman ». J’ai pris en photo le slogan en les félicitant: « construire une société avec une pensée critique et transformatrice ». j’étais émue de voir tous ces jeunes derrière cette banderole.