La presqu’ile vue d’avion, on peut voir la vielle ville rectangulaire et rose le long de la mer à gauche

Grand port sur la côte Caribéenne, la presqu’île plantée de tours blanches en montre assez le dynamisme. Mais le tourisme est attiré par sa vieille ville fortifiée dont l’architecture a été magnifiquement restaurée.

Au bord d’une immense baie ouverte par deux passes sur la mer, Carthagène a été souvent la proie des corsaires et notamment du célèbre anglais Francis Drake qui pille la ville en 1586 et demande pour ne pas avoir détruit toute la ville une rançon de 10millions de pesos qu’il ramène en Angleterre…
Les espagnols construisent des remparts et des bastions pour se prémunir des nombreuses attaques et en 1650 creusent un canal pour relier le port au fleuve Magdalena et permettre aux bateaux de remonter le fleuve et ainsi de faire transiter les marchandises vers l’intérieur. Pendant la période coloniale, Carthagène fut le plus important bastion de l’Empire espagnol d’outre mer.

Son indépendance en 1811 a été gagnée de haute lutte.
Puis la prospérité retrouvée, Carthagène attire des étrangers et notamment des juifs séfarades installés aux Antilles.

Aujourd’hui elle joue aussi la carte du tourisme en soignant sa vieille ville dont les maisons sont presque trop léchées.

Surpris par la grandeur des constructions et la beauté des façades hautes en couleurs, nous sillonnons la cité fortifiée. Des sculptures contemporaines en tôles racontent avec humour des scènes de la vie quotidienne.


C’est très beau. Mais nous sommes en pleine période des fêtes de l’indépendance de Carthagène ( 11 novembre 1811) et toutes les églises et musées sont fermés.
Nous logeons dans le quartier voisin autrefois populaire mais qui se restaure aussi à toute vitesse.

L’eglise et le couvent de San Pedro Claver qui fut l’apôtre des noirs et le premier saint du nouveau monde

La cathédrale

Le dôme du couvent des Jésuites devenu San Pedro Claver

 

Le musée de la marine dans l’ancien collège des Jésuites, nombreuses maquettes sur l’histoire de la ville

 

Du haut des remparts, vue sur la ville d’aujourd’hui

Discutons avec un jeune qui va faire des études de tourisme, et vend en attendant des bracelets dans sa boite en carton.

Passons par une des rues du quartier de Getsemani, restée populaire. Tout le monde lave son trottoir pour la fête, car les familles se retrouvent et mangent dehors.

Pas de photos des réjouissances du soir, danses, musiques et sans doute défilés dont nous avons vu quelques préparatifs, et toujours et partout brochettes, empanadas, viandes grillées … et bières…