Avant de partir, rencontrons Emmanuel et Isabelle sur leur catamaran qui arrivaient de Bonnaire, avec le projet d’un tour du monde. Ils sont accompagnés par le jeune Pedro, lycéen et mousse pour la circonstance. Emmanuel est portugais, parle un français impeccable, Isabelle est brésilienne, très sympathiques tous les deux. Nous avons longuement échangé sur leur vie, leurs enfants et les huiles essentielles… ils partent pour le canal, nous nous retrouverons peut-être …


Nos voisins de ponton habitaient un bateau de course nommé Cap Handi. Benjamin le skipper, emmène avec lui dans des traversées plus ou moins longues deux handicapés à bord. Un fauteuil roulant était sur le ponton pour Jean-Michel hémiplégique. Un peu bourru et peu souriant, au départ, mais après une bière suite à un service que Jacques lui a demandé, les langues se sont déliées. Nous leur souhaitons bon retour sur la Martinique.


Dernier petit tour dans cette cité qui nous a accueillis plusieurs mois, dernier coucher de soleil derrière la marina, quelques courses pour vider les pesos colombiens, les passeports tamponnés pour le départ, et nous larguons les amarres, au milieu des rafales de vent toujours aussi fortes depuis notre arrivée. (25 à 35 knots avec un maxi enregistré à 46).

 

On nous avait prévenus: c’est un épisode de «  machine à laver » qui vous attend…
Les augures ne se sont pas trompés. Dès la sortie de la baie de Sta Marta le vent d’Est Nord-Est se renforce et l’anémomètre ne descend plus en dessous de 30 Knts.
30 h de navigation dans une mer désordonnée qui bouscule Babel dans tous les sens et nous envoie des paquets de mer qui n’épargnent même pas celui ou celle qui essaye de se mettre à l’abri de la capote.
….la suite du récit va venir…