Le ponton du Micalvi à Puerto Williams, 5 février/ 11 mars 19 **

Le ponton Micalvi est un lieu de vie à découvrir.

Commençons par nos voisins:

Sur le voilier hollandais auquel nous sommes amarrés à bâbord, Marie propose aux marins de passage une laverie improvisée sur son bateau et nous lui donnons notre linge.

A tribord, le bateau Suisse, Kama, est habité par une sympathique famille qui arrive de l’Antarctique, et se prépare à prendre la route des canaux avant de laisser le bateau à leurs enfants pour la traversée du Pacifique.

Plus tard arrive Christophe sur Haïyou. Sa femme chinoise doit rentrer voir sa maman malade en Chine. Christophe connaît déjà René et Steve, il rentre donc dans notre petite famille et nous touche par sa gentillesse,sa culture et sa finesse intellectuelle. Christophe a fait déjà deux fois les canaux et s’apprête à les remonter une fois encore. Ce sont des lieux qu’il aime. Sa femme est écrivaine et travaille pour un magazine de voile très connu en Chine. Plus loin deux bateaux de brésiliens avec lesquels sympathise Manuel.Une soirée Parillada ( viande grillée à la braise) organisée par l’école de voile en face du ponton Micalvi, nous a permis de rencontrer d’autres navigateurs: Jean et Elizabeth sont dans le coin depuis plusieurs années, elle est aquarelliste pour ses carnets de voyages, lui, va pêcher la truite et le saumon dans les baies qu’il a repérées… Dominique et Carole sont au Chili depuis 5 ans…un couple d’allemand est resté un hiver, pour écrire un livre qu’il a publié en anglais sur e.pub…. Il y a aussi Jaime, le Chilote qui est venu sur son bateau tout en bois depuis Castro. Un couple de japonais participe aussi à la fête. Parti du Japon sur le Canada, descendu le long de l’Amérique,  Tomio veut faire le Cap Horn et remonter sur la France et la Méditerranée. Il y a aussi Fernando, jeune chilien qui répare avec d’autres un vieux bateau dans le port. Il a fait du Charter en Croatie …Nous sentons chez quelques uns, du bonheur à rester dans cet endroit extrême, tellement tranquille, et beau, à l’abri de toutes sollicitations du monde.  L’autre paradis se trouve dans les îles Falkland/Malouines, nous disent-ils, pour sa faune et sa flore exceptionnelles. Et je me mets à rêver d’aller jusqu’aux Falkland….

 

 

Il y a du mouvement sur ce ponton, les uns partent, d’autres arrivent, quelques manœuvres pour se détacher et se rattacher… tout se passe à l’amiable entre les marins. Certains comme notre ami Steve, ont sans cesse des problèmes techniques à régler, (voir le texte de Steve qui suit) , d’autres ont à charge de grands bateaux pour faire du charter, et emmener une dizaine de clients, en Antarctique. Ils sont allemands, français, brésiliens. Nous avons rencontré Patrick ancien guide de Haute-Montagne, converti à la mer, qui emmenait une équipe de français au cap Horn. C’est compliqué pour eux de répondre à la demande des clients prisonniers de contraintes de calendrier, avec un temps très instable et souvent mauvais.Nous avons particulièrement sympathisé avec Tomio et Kazué, les japonais. Tomio a lui même construit son bateau, tout en bois muni de voiles auriques comme on en trouve en extrême Orient. Il a une grande expérience des longues traversées, Japon-Nouvelle Zélande aller et retour….il a navigué l’équivalent de 3 tours du monde. Avec un grand calme, il n’a aucune peur d’entreprendre de grandes navigations, il sait aussi rire et boire du bon vin chilien. Kazué, son épouse, petite femme adorable tient un journal de bord, où elle dessine chaque jour un motif différent et un noeud marin, ses dessins au crayon sont très fins, elle enseigne la calligraphie. Ils ont partagé avec nous une raclette et se sont régalés.Des canadiens sont arrivés depuis peu avec leur 7 enfants et un chien sur un grand bateau au nom de Pinochio. Les parents sont merveilleusement calmes ! et le bateau un modèle d’organisation.

Jacques, Kasué, Tomio dans le carré de Babel

Alex est militaire à la Capitainerie du port, nous avons sympathisé avec sa petite famille.

Jame de Chiloé

Un skipper Brésilien

Christophe

dans le meilleur café de Puerto Williams

Une  régate est organisée par Eduardo, le responsable de l’école de voile, pour la première fois au Cap Horn!  2 bateaux de l’Armada les accompagnent pour la sécurité, 7 voiliers y participent. c’est une fête de la voile ce dimanche matin! Le soleil est radieux, le Beagle comme un lac, nous les accompagnons jusqu’au départ, encourageant les uns et les autres … le bateau canadien et Ata-Ata ont hissé leur grand pavois plein de couleurs .

Le voilier japonais

Le bateau de « corsaire » de Jaime le chilote

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Le grand pavois des canadiens

 

Quelle belle conclusion de notre  voyage patagonien!

Ayant vidé le réservoir d’eau de Babel et hiverné le moteur, nous dinons une dernière fois avec Steve et René, les chers amis marins. Où et quand nous retrouverons nous ? Steve remontera sans doute les canaux  jusqu’à Valdivia pour aller ensuite sur le Pacifique, mais René hésite encore, il n’a pas envie de remonter les canaux, par ailleurs la grande traversée de l’Atlantique pour remonter en Europe connaît des vents violents et de fortes et fréquentes dépressions. ??

Lundi 11, avant de quitter ces lieux, petit-déjeuner sur Ata-Ata, René a confectionné un pain tôt ce matin pour nous!  Jacques lui donne quelques vêtements chauds, étant donné que nous pouvons nous réapprovisionner à Lyon. Dernière visite de Francisco qui viendra surveiller le bateau. Nous embrassons René et montons dans l’annexe de Christophe qui nous conduit sur l’autre rive du canal, au pied de l’aéroport.

Babel prêt pour hiverner, bien attaché de tous les cotés.

La page web de Tomio le jour de notre visite sur son bateau.

Le journal de bord de Katzué

ADJUSTING TO PORT LIFE IN PUERTO WILLIAMS

Life aboard a boat is completely different in port. While traveling, the day is filles with activities that require focus and planning, issues arise, lines need adjusting, sails set, etc. Once in port however it is easy to forget the lists of issues that seemed so important while underway. Within a few weeks, the urgency seems to fade although logically it makes no sense since leaving successfully depends on getting Solace back in good running order. Some tasks though have taken on less urgency due to the lack of parts and services in this remote part of the world. In these cases I have to reevaluate and accept that what I have needs to be sufficient until Solace reaches a port with better services.

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Slippery Nemo

Some issues surface even at port that require immediate attention. Just recently the toilet decided to stop sucking sea-water. Clearing the intake is usually a simple process and having done the procedure in the past, I expected to have an operational toilet again in no time. After closing the sea-cock I attempted wrestling off a short piece of hose in order to examine the flow. In the process however I managed to break the plastic barb fitting where the brass thru-hull threads meet the interior plumbing. Much later after jury-rigging a short-term fix for the broken barb, I was back to finding the source of the clogged line and upon opening the sea-cock, out shot a small fish from the now exposed hose end. However while examining the little bugger, he managed to slip through my fingers and splash safely in the lower bilge which always has several inches of murky standing water. Another hour later I had managed to manually pump out the bilge water and return slippery Nemo to the ocean before he had found his way into the low water bilge pump to cause who knows what other problems.

A day later, the sea-water intake to the head was still blocked. Numerous attempts pushing wires and blowing compressed air failed to clear the line. In the process, another little fish was discovered less fortunate than Nemo though emerging in pieces and only completely clearing the line after purging with water pressure from the hose at the dock. What I still find incredible is how the sea water intake without a screen filter doesn’t get clogged more often with marine life.

La lettre de Steve

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