27 janvier 2016 retour sur Mindelo. La visibilité était mauvaise car le vent d’Afrique soufflait fort et créait un épais brouillard, si bien que l’avion a du s’y reprendre à 2 fois pour  se poser.
A la sortie du taxi devant la marina, Jacques a retrouvé ses connaissances: César l’édenté qui nous a aidé à porter nos sacs, avec Apia le ghanéin qui vend des casquettes. Apia avec un grand sourire était heureux de porter ce jour le teashirt que Jacques lui avait donné. Son rêve est de traverser l’Atlantique pour tenter une vie meilleure. Et puis, le grand noir crépu qui a nettoyé l’extérieur du bateau est venu se faire payer.  On a aussi salué Tuga le responsable de la marina, (diminutif de Auguste à la cap-verdienne.)

Une petite émotion de retrouver Babel en bonne place! Tout propre hormis les grosses amarres qui en 2 mois s’étaient revêtues d’une parure d’algues vertes se balançant dans le vent. Depuis le pont, nous admirons le monte Cara, et son profil d’invétéré rêveur tourné vers le ciel. Les brumes du couchant l’enveloppent d’un voile doré.

Ranger, innover dans le rangement, heureux d’ajuster les classeurs, livres, boîtes et autres … Merci à Gisèle d’avoir posé les cartons pour les mites qui s’étaient envolées du sac de poivre rose…

Le bateau voisin s’appelle « Ganesha » … Son propriétaire avec qui se lie Jacques rapidement nous avoue que sa fille de 18 ans est malade… Jacques lui propose des huiles essentielles.. antispasmodiques et antiseptiques.. Je lui laisse 2 flacons.

Avec plaisir nous faisons un tour dans cette petite ville attachante, la boulangerie du boulevard avec ces « dulce de natta », le marché municipal, le café Royal, les belles filles noires élégantes, l’exposition de peinture dans l’ancienne douane dont une grande toile  de Tchale Figueiras. Nous dînons à Casa café de Mindelo, de délicieux poissons, un morceau de « serra » en croûte de sésame arrosé de vinaigre et un thon grillé finement aromatisé de coriandre, accompagnés de légumes excellents.

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