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Belem, la porte de l’Amazonie, est une ville de 2 millions d’habitants, fondée il y a 400 ans par les Portugais. Quelques immeubles couverts d’azulejos témoignent de la vieille ville. L’influence française des années 1900 se note dans l’architecture, les places, les kiosques, le théâtre…c’était la période florissante du caoutchouc.
Au Marché de la création place de la République, quelques artistes authentiques, puis le parc aux oiseaux, le pôle de la joaillerie où sont exposés de gigantesques cristaux, et quelques créateurs de bijoux très inventifs. Une assiette de crevettes au marché posée sur un tabouret au milieu d’une foule bigarrée, bruyante, chacun frappant le rythme de la musique à sa manière…
Au bord du rio, le fameux marché « ve o peso » ancienne dénomination pour fixer les taxes sur la marchandise en la voyant ou en la pesant. Dans le bâtiment de structure métallique surmontée de 4 tours, le marché de la viande et du poisson. Suivent les multiples échoppes en tout genre et pour finir les marchands d’herbes, de plantes médicinales, et d’huiles végétales. Je passe dans une herboristerie pour acheter la bonne huile cicatrisante de Copaiba et celle d’Andiroba, anti-inflammatoire.
Nous reprenons vigueur en nous posant dans les anciens docks transformés en restaurants et commerces climatisés.

Façades portugaises

Façades portugaises

Le grand marché aux poissons et à la viande

Le grand marché aux poissons et à la viande

 

Les huiles végétales et plantes médicinales du marché

Les huiles végétales et plantes médicinales du marché

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Belem, la porte de l'Amazonie, est une ville de 2 millions d'habitants, fondée il y a 400 ans par les Portugais. Quelques immeubles couverts d'azulejos témoignent de la vieille ville. L'influence française des années 1900 se note dans l'architecture, les places, les kiosques, le théâtre...c'était la période florissante du caoutchouc. Au Marché de la création place de la République, quelques artistes authentiques, puis le parc aux oiseaux, le pôle de la joaillerie où sont exposés de gigantesques cristaux, et quelques créateurs de bijoux très inventifs. Une assiette de crevettes au marché posée sur un tabouret au milieu d'une foule bigarrée, bruyante, chacun frappant le rythme de la musique à sa manière... Au bord du rio, le fameux marché "ve o peso" ancienne dénomination pour fixer les taxes sur la marchandise en la voyant ou en la pesant. Dans le bâtiment de structure métallique surmontée de 4 tours, le marché de la viande et du poisson. Suivent les multiples échoppes en tout genre et pour finir les marchands d'herbes, de plantes médicinales, et d'huiles végétales. Je passe dans une herboristerie pour acheter la bonne huile cicatrisante de Copaiba et celle d'Andiroba, anti-inflammatoire. Nous reprenons vigueur en nous posant dans les anciens docks transformés en restaurants et commerces climatisés. Nous traversons le fleuve depuis Belem pour une ballade organisée en forêt sur l'île de Boa Vista d'à Cara. Les rives de ces nombreux bras d'eau sont resserrées, ce qui permet d'observer à la fois les arbres et la vie des pêcheurs. La forêt est "ouverte", le soleil y pénètre à l'inverse d' une forêt "fermée" où l'eau est stagnante. C'est le cas dans le sud de l'état du Para où vivent encore des chercheurs d'or et où sévissent de nombreuses maladies. Le fleuve possède un éco-système très riche, car il charrie des milliers de graines, ce qui faisait dire au Commandant Cousteau que les poissons avaient ici une saveur très particulière. Au bord du fleuve les arbustes moukou-moukou luttent contre l'érosion et pompent l'oxyde de fer en forte présence dans l'eau. Notons plusieurs sortes de palmier: Le bois du palmier Miriti est très léger et sert à faire des maquettes. Son cœur est délicieux à consommer. Un très gros palmier sombre produit des fruits que les indiens n'utilisent pas. Son bois est très solide. Pas de cocotiers dans la forêt. Le palmier Açaï est très recherché actuellement pour les multiples propriétés de ses baies en vitamines, minéraux et omégas. Il est appelé l'arbre de vie par les indiens. Ses grappes de fruits passent du vert au noir. Pour monter à l'arbre dont le tronc est lisse comme un bambou, le cueilleur passe une ceinture en palme à ses pieds pour prendre appui dessus. L'arbre quoique fin est très solide car ses racines s'enfoncent sur 2m. Une fois ramassés les grains noirs de l'açaï, sont pressés, et consommés sous forme de jus. Les indiens en cueillaient pour la consommation familiale d'une journée, mais aujourd'hui ce précieux liquide est acheté par des revendeurs, du coup la cueillette est beaucoup plus importante malgré les difficultés de conservation. Le marché de l'açaï à lieu entre 23h et 5h. Les trois plus hauts arbres qui dominent la forêt de leur puissant feuillage sont: Le Fromager qui est le "père" de la forêt, celui qui produit la noix du Brésil et le Samaouma arbre sacré dont les racines peuvent courir sur 100m. Autrefois considéré comme le téléphone de la forêt car en le frappant avec un bâton, il produit un son en raison de la présence d'eau à l'intérieur. Il y a aussi l'arbre à caoutchouc dont la sève devient du latex dès que le liquide visqueux est en contact avec l'oxygène de l'air. Les noix du Brésil sont enfermées dans une coque très dure que l'on coupe à la machette, puis chaque noix est épluchée avec le même outil. Elle à la consistance de la coco. Pleine de vitamines et de sélénium, très nourrissante. On peut faire cuire de l'eau 12h dans la coque avec la noix nombril (située sur le dessus de la coque) , cette décoction soigne l'anémie et l'hépatite. Une noix plantée en terre met 25 ans avant de donner un arbre capable de produire des fruits. Le bois de l'arbre Brajdouéra sert à construire les bateaux, léger et imputrescible. Les lianes en forme de carapace de tortue sont anti-inflammatoires, très efficaces pour soigner les hémorroïdes. La racine Cepo de ailo, a le parfum et le goût de l'ail, un rituel demande d'en bruler un peu pour chasser les mauvais esprits. Cette racine aurait au moins deux siècles. L'arbre à Coupouassou, gros fruit dont la consistance de crème est enfermée dans une coque lisse et facilement éclatée. Croisons l'arbre de la quinine et le cacao. Beaucoup d'écorces sont utilisées en médecine traditionnelle: celle du Papereba est très anti-inflammatoire, l'écorce continue à vivre 350 ans même si l'arbre est mort et tombé. Dans chaque communauté, sur un lieu élevé, une clairière sacrée, le Teso. Quand quelqu'un meurt, on laisse pourrir le corps à cet endroit, puis on récupère les os qu'on lave et que l'on peint pour les déposer dans une urne. L'urne est enterrée avec un tabouret pour que l'esprit s'y repose. C'est alors qu'à lieu la fête de l'enterrement. Dans la région de Santarem, on brûle les corps et on dépose les cendres dans une urne. Pendant le rituel de l'enterrement, il est obligatoire de boire la décoction de plantes mélangées aux cendres du mort.

Cette petite fille fête son premier anniversaire au parc de Belem…

 

Nous traversons le fleuve depuis Belem pour une ballade organisée en forêt sur l’île de Boa Vista d’à Cara. Les rives de ces nombreux bras d’eau sont resserrées, ce qui permet d’observer à la fois les arbres et la vie des pêcheurs.

La forêt est « ouverte », le soleil y pénètre à l’inverse d’ une forêt « fermée » où l’eau est stagnante. C’est le cas dans le sud de l’état du Para où vivent encore des chercheurs d’or et où sévissent de nombreuses maladies.


Pêcheurs au bord du rio

Pêcheurs au bord du rio

Au bord du rio

Au bord du rio

Le fleuve possède un éco-système très riche, car il charrie des milliers de graines, ce qui faisait dire au Commandant Cousteau que les poissons avaient ici une saveur très particulière.
Au bord du fleuve les arbustes moukou-moukou luttent contre l’érosion et pompent l’oxyde de fer en forte présence dans l’eau.

Moukoumoujou

Moukou-moukou

Notons plusieurs sortes de palmier:
Le bois du palmier Miriti est très léger et sert à faire des maquettes. Son cœur est délicieux à consommer.
Un très gros palmier sombre produit des fruits que les indiens n’utilisent pas. Son bois est très solide.

Le grand palmier sombre

Le grand palmier sombre

Pas de cocotiers dans la forêt.
Le palmier Açaï est très recherché actuellement pour les multiples propriétés de ses baies en vitamines, minéraux et omégas. Il est appelé l’arbre de vie par les indiens. Ses grappes de fruits passent du vert au noir. Pour monter à l’arbre dont le tronc est lisse comme un bambou, le cueilleur passe une ceinture en palme à ses pieds pour prendre appui dessus. L’arbre quoique fin est très solide car ses racines s’enfoncent sur 2m.
Une fois ramassés les grains noirs de l’açaï, sont pressés, et consommés sous forme de jus. Les indiens en cueillaient pour la consommation familiale d’une journée, mais aujourd’hui ce précieux liquide est acheté par des revendeurs, du coup la cueillette est beaucoup plus importante malgré les difficultés de conservation. Le marché de l’açaï à lieu entre 23h et 5h.

Le palmier Pino de l'açaï

Le palmier Pino de l’açaï

 

Baies d'Açaï

Baies d’Açaï

Les trois plus hauts arbres qui dominent la forêt de leur puissant feuillage sont:
Le Fromager qui est le « père » de la forêt, celui qui produit la noix du Brésil et le Samaouma arbre sacré dont les racines peuvent courir sur 100m. Autrefois considéré comme le téléphone de la forêt car en le frappant avec un bâton, il produit un son en raison de la présence d’eau à l’intérieur.

Les branches sommitales d'un "fromager"

Les branches sommitales d’un « fromager »

Le noyer du Brésil, l'arbre le plus haut

Le noyer du Brésil, l’arbre le plus haut

 

Il y a aussi l’arbre à caoutchouc dont la sève devient du latex dès que le liquide visqueux est en contact avec l’oxygène de l’air.

Les noix du Brésil sont enfermées dans une coque très dure que l’on coupe à la machette, puis chaque noix est épluchée avec le même outil. Elle à la consistance de la coco. Pleine de vitamines et de sélénium, très nourrissante. On peut faire cuire de l’eau 12h dans la coque avec la noix nombril (située sur le dessus de la coque) , cette décoction soigne l’anémie et l’hépatite.

Une noix plantée en terre met 25 ans avant de donner un arbre capable de produire des fruits.

L'indien casse la coque d'une noix du Brésil

L’indien casse la coque d’une noix du Brésil

Les noix du Brésil

Les noix du Brésil

Le bois de l’arbre Brajdouéra sert à construire les bateaux, léger et imputrescible.
Les lianes en forme de carapace de tortue sont anti-inflammatoires, très efficaces pour soigner les hémorroïdes.
La racine Cepo de ailo, a le parfum et le goût de l’ail, un rituel demande d’en bruler un peu pour chasser les mauvais esprits. Cette racine aurait au moins deux siècles.

L’arbre à Coupouassou, gros fruit dont la consistance de crème est enfermée dans une coque lisse et facilement éclatée.

Croisons l’arbre de la quinine et le cacao.

Liane

Liane

Beaucoup d’écorces sont utilisées en médecine traditionnelle:
celle du Papereba est très anti-inflammatoire, l’écorce continue à vivre 350 ans même si l’arbre est mort et tombé.
Dans chaque communauté, sur un lieu élevé, une clairière sacrée, le Teso. Quand quelqu’un meurt, on laisse pourrir le corps à cet endroit, puis on récupère les os qu’on lave et que l’on peint pour les déposer dans une urne. L’urne est enterrée avec un tabouret pour que l’esprit s’y repose. C’est alors qu’à lieu la fête de l’enterrement.
Dans la région de Santarem, on brûle les corps et on dépose les cendres dans une urne. Pendant le rituel de l’enterrement, il est obligatoire de boire la décoction de plantes mélangées aux cendres du mort.

La richesse naturelle de ces forêts amazoniennes est immense!

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Nous traversons le fleuve depuis Belem pour une ballade organisée en forêt sur l’île de Boa Vista d’à Cara. Les rives de ces nombreux bras d’eau sont resserrées, ce qui permet d’observer à la fois les arbres et la vie des pêcheurs.
La forêt est « ouverte », le soleil y pénètre à l’inverse d’ une forêt « fermée » où l’eau est stagnante. C’est le cas dans le sud de l’état du Para où vivent encore des chercheurs d’or et où sévissent de nombreuses maladies.

Le fleuve possède un éco-système très riche, car il charrie des milliers de graines, ce qui faisait dire au Commandant Cousteau que les poissons avaient ici une saveur très particulière.
Au bord du fleuve les arbustes moukou-moukou luttent contre l’érosion et pompent l’oxyde de fer en forte présence dans l’eau.
Notons plusieurs sortes de palmier:
Le bois du palmier Miriti est très léger et sert à faire des maquettes. Son cœur est délicieux à consommer.
Un très gros palmier sombre produit des fruits que les indiens n’utilisent pas. Son bois est très solide.
Pas de cocotiers dans la forêt.
Le palmier Açaï est très recherché actuellement pour les multiples propriétés de ses baies en vitamines, minéraux et omégas. Il est appelé l’arbre de vie par les indiens. Ses grappes de fruits passent du vert au noir. Pour monter à l’arbre dont le tronc est lisse comme un bambou, le cueilleur passe une ceinture en palme à ses pieds pour prendre appui dessus. L’arbre quoique fin est très solide car ses racines s’enfoncent sur 2m.
Une fois ramassés les grains noirs de l’açaï, sont pressés, et consommés sous forme de jus. Les indiens en cueillaient pour la consommation familiale d’une journée, mais aujourd’hui ce précieux liquide est acheté par des revendeurs, du coup la cueillette est beaucoup plus importante malgré les difficultés de conservation. Le marché de l’açaï à lieu entre 23h et 5h.
Les trois plus hauts arbres qui dominent la forêt de leur puissant feuillage sont:
Le Fromager qui est le « père » de la forêt, celui qui produit la noix du Brésil et le Samaouma arbre sacré dont les racines peuvent courir sur 100m. Autrefois considéré comme le téléphone de la forêt car en le frappant avec un bâton, il produit un son en raison de la présence d’eau à l’intérieur.
Il y a aussi l’arbre à caoutchouc dont la sève devient du latex dès que le liquide visqueux est en contact avec l’oxygène de l’air.

Les noix du Brésil sont enfermées dans une coque très dure que l’on coupe à la machette, puis chaque noix est épluchée avec le même outil. Elle à la consistance de la coco. Pleine de vitamines et de sélénium, très nourrissante. On peut faire cuire de l’eau 12h dans la coque avec la noix nombril (située sur le dessus de la coque) , cette décoction soigne l’anémie et l’hépatite.

Une noix plantée en terre met 25 ans avant de donner un arbre capable de produire des fruits.

Le bois de l’arbre Brajdouéra sert à construire les bateaux, léger et imputrescible.
Les lianes en forme de carapace de tortue sont anti-inflammatoires, très efficaces pour soigner les hémorroïdes.
La racine Cepo de ailo, a le parfum et le goût de l’ail, un rituel demande d’en bruler un peu pour chasser les mauvais esprits. Cette racine aurait au moins deux siècles.

L’arbre à Coupouassou, gros fruit dont la consistance de crème est enfermée dans une coque lisse et facilement éclatée.

Croisons l’arbre de la quinine et le cacao.

Beaucoup d’écorces sont utilisées en médecine traditionnelle:
celle du Papereba est très anti-inflammatoire, l’écorce continue à vivre 350 ans même si l’arbre est mort et tombé.
Dans chaque communauté, sur un lieu élevé, une clairière sacrée, le Teso. Quand quelqu’un meurt, on laisse pourrir le corps à cet endroit, puis on récupère les os qu’on lave et que l’on peint pour les déposer dans une urne. L’urne est enterrée avec un tabouret pour que l’esprit s’y repose. C’est alors qu’à lieu la fête de l’enterrement.
Dans la région de Santarem, on brûle les corps et on dépose les cendres dans une urne. Pendant le rituel de l’enterrement, il est obligatoire de boire la décoction de plantes mélangées aux cendres du mort.

La richesse naturelle de ces forêts amazoniennes est immense!